La nouvelle agro-economie

Le challenge alimentaire

Le challenge
alimentaire
Ambroisie

De nos jours, comment aborder le thème de l’agriculture et de son avenir sans parler de croissance de la population mondiale, de prospérité, de changements climatiques ou encore de sources d’énergie alternatives ?

En raison de la forte demande en produits agricoles, les secteurs de l’alimentation, des aliments pour animaux, de la bioénergie et des fibres se disputent les terres agricoles disponibles. Ces évolutions constituent l’avènement d’une nouvelle « agro-économie », vecteurs d’opportunités mais également de défis pour l’ensemble des parties prenantes.

Une population mondiale croissante

 

Notre monde contemporain est confronté à un défi urgent : assurer une production alimentaire suffisante pour couvrir les besoins de la population mondiale. Pour saisir l’ampleur de ce défi, il suffit de considérer la croissance démographique et la surface agricole disponible par habitant.

Selon des prévisions, les terres agricoles disponibles à l’échelon planétaire devraient se stabiliser à environ 1,5 milliards d’hectares d’ici 2050, soit une surface par habitant de tout juste 0,16 hectare, ce qui représente une baisse de 70% par rapport à 1950.

Population mondiale

Croissance économique et prospérité

 

Autre facteur majeur influençant la demande mondiale, la croissance économique et la prospérité, qui s’accompagnent d’une évolution dans les habitudes des consommateurs. La consommation de calories par habitant dans les pays en développement et émergents continue sa progression pour se rapprocher des niveaux enregistrés dans les pays industrialisés.
D’où une demande croissante en protéines

animales se traduisant par une progression de la part des récoltes mondiales de céréales affectée à l’alimentation animale. La production d’1 kg de bœuf nécessite environ 7 kg d’aliments pour animaux d’origine végétale. Cette perte enregistrée lors de la transformation des produits alimentaires amplifie les pressions exercées sur les matières premières agricoles.


Consommation de calories

Perte lors de la transformation


Baisse des stocks des principaux produits agricoles de base

La consommation des principales cultures (blé, maïs, riz) dépasse actuellement la production annuelle, accentuant ainsi l’appauvrissement des stocks mondiaux. A titre d’exemple, les réserves mondiales de blé ont atteint leur niveau le plus bas depuis 25 ans. Dans les années 80, les réserves mondiales de blé couvraient plus de 130 jours, contre à peine 67 aujourd’hui.

De plus, toute perte importante de récolte, tout retard pour les grandes cultures en raison de conditions climatiques défavorables, pourraient précipiter une pénurie inquiétante si nous ne parvenons pas à stimuler la production de manière significative.


Demande croissante en biocarburant

 

L’Union européenne - dont la France - les Etats-Unis, le Brésil et la Chine ont tous affiché des objectifs ambitieux afin d’accroître la part des biocarburants dans la consommation totale de combustibles. Selon les estimations initiales, le marché mondial des biocarburants pourrait

passer de 40 milliards de litres en 2005 à quelque 95 milliards de litres en 2015, une tendance qui devrait se confirmer jusqu’en 2025. Cette évolution s’accompagnera probablement d’une explosion de l’utilisation de produits agricoles destinés à la production de biocarburants.


Objectif biocarburant
   

Au regard des terres arables limitées et des besoins croissants en aliments, vêtements et énergie d’une population mondiale en pleine augmentation, le défi majeur de la préservation et

du développement des volumes des récoltes de matières premières agricoles ne pourra être relevé sans une utilisation optimisée et ciblée des solutions phytosanitaires modernes.

 

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